24 octobre 2010 – Grande course des Templiers – Millau (12)

Le site de l’organisation Les résultats Le parcours: .gpx .pdf .kml
Distance : 70 km Dénivelé positif: 3100 m Dénivelé négatif: 3100 m

« en passant par les Causses, avec mes running… »

Note préliminaire:

Un petit lien vers un récit avec des photos assez explicites…

Le récit:

Vendredi 22, nous partons Yannick et Antoinette, ma femme (Fred) et moi pour Millau. Au programme : pour les femmes course de la Templière (9kms 300 D+) et la grande course des Templiers pour les hommes (72kms 3200 m D+). Nous arrivons à Compeyre, joli petit village à 8 km de Millau dans la ferme-auberge de Quiers : magnifique gite aux chambres d’hôte charmantes et à la table des plus accueillantes. J’ai même sacrifié au rituel en buvant du vin le vendredi au lieu de l’habituelle abstinence les jours d’avant course…




Samedi 23 : Petit tour au village du Trail pour récupérer les dossards : en cadeau d’inscription nous recevons un joli sac Raidlight. On déambule au travers des stands : ça fait drôle de découvrir une foire expo du Trail. Début d’après-midi : les filles s’équipent, la pression monte lentement. La météo est agréable, les voilà parties tranquillement. Avec Yann, nous partons pour 25 minutes de « trottine » sur les 2 premiers km de notre course. Les filles arrivent bientôt. Elles ont fait une très belle course : Antoinette 252ème, et Fred 357ème (quasiment sans entrainement). Dans l’intervalle, est arrivé le premier du marathon des Causses : impressionnant, multiple champion de France de la montagne, ce réunionnais va certainement faire très très fort en trail l’année prochaine.


Le soir, traditionnel plat de pâtes et au lit à 22h.

Dimanche 24 :

03h20, comme d’habitude je me réveille une heure avant le réveil. Pas fatigué et motivé, tout va bien. Je reste au lit pour ne pas déranger ma femme. 5h00 : direction Millau. On se gare à quelques centaines de mètres du départ. Nous nous dirigeons vers la grande tente où avait lieu le salon du Trail, à l’abri. Il tombe quelques gouttes. 05h50, nous nous dirigeons tranquillement vers le départ. C’est noir de monde : 2800 inscrits. Nous passons par-dessus les barrières et nous calons vers la fin du premier tiers, histoire de ne pas être trop englués dans la masse.06h15, la musique d’Era s’envole dans les airs, les fumigènes rouges sont lâchés, les fauves aussi. La rue est noire de monde, malgré l‘heure matinale. Un coucou à nos femmes et c’est parti.

On attaque par un peu plus de 3 kilomètres de bitume, avec une superbe vue sur Millau, le viaduc et un très très long serpent de frontales, c’est impressionnant, vraiment magnifique. Je m’aperçois rapidement que je n’ai pas déclenché mon GPS correctement. Je vais le remettre en route à exactement 3km et environ 22 min de course. Puis peu après nous enlevons nos vestes, il ne pleut plus. Soudain, une belle frayeur, j’ai le dos mouillé, il y a de l’eau qui sort de mon sac. J’espère que ma poche à eau n’est pas percée. Yann me donne un coup de main, on vérifie tout, ça a l’air d’aller : bizarre. Finalement plus de peur que de mal. Voilà enfin le premier chemin, ça ne monte pas encore beaucoup. J’ai décidé comme d’habitude de partir très tranquillement, surtout que le parcours est réputé très roulant sur toute la première partie : pas vraiment fait pour mes qualités moyennes de coureur…

Nous retrouvons le bitume, au bord du Tarn (alt. 360m) vers le 6ème kilomètre, les choses sérieuses n’ont toujours pas vraiment commencé : ça ne correspond pas vraiment au profil que je sors de ma poche. Ça y est, ça monte, nous allons vers le village de Carbassas (alt. 480m), toujours de nuit : pas vraiment possible d’apprécier, d’ailleurs nous quittons la route pour emprunter un chemin. Heureusement il est alors assez large, pour permettre au flot de s’écouler. Je prends doucement les choses en main, nous avons décidé avec Yann que j’allais imprimer le rythme afin de ne surtout pas nous « cramer » lors des premiers kilomètres. Ça monte raide. Je marche tranquillement, je me cale derrière un couple qui se tient par la main et qui mène un bon rythme, ils vont même un peu vite pour moi, mais permettent de doubler facilement en les suivant. Je finirais par renoncer à les suivre : peur de me cramer. Nous allons monter ainsi, sur de larges chemins, jusqu’au kilomètre 10 (alt. 840m). Nous allons alors courir, sur le plateau dans de larges chemins, au milieu d’une végétation assez basse mais fournie et qui me rappelle bien l’arrière-pays varois. Le soleil se lève, la météo ne s’annonce vraiment pas extraordinaire. Nous nous débarrassons de nos frontales. La température est idéale pour courir. Je râle un peu : c’est plat et toujours aussi roulant. Nous atteignons environ le 17ème kilomètre en 2h05, nous sommes à côté d’un gros centre/gite équestre au lieu-dit « Sonnac ». Nous entamons alors une longue descente vers le premier ravito, un peu de monde, quelques difficultés à doubler mais ça va se décanter, enfin je crois…. Nous passons par le lieu-dit « La Rouvière » et arrivons à Peyreleau.

Nous sommes au premier ravito 23ème km (alt. env. 400m). Le village est très joli. Il y a un monde fou sur le ravito, et les encouragements fusent de tous les côtés. Je fais le plein du camel : pas de souci d’eau gazeuse aujourd’hui : celle que je consomme habituellement est l’eau du coin, celle « qué sapéllorio… ». Je presse un peu Yann. J’ai l’habitude d’optimiser mon ravito : me servir rapidement et repartir tranquillement en marchant, en mangeant et buvant. Ca passe tout seul et on y gagne beaucoup en temps…Nous repartons donc tranquille. Selon le suivi live de la course, je serais passé à 09h03 en 983ème position. C’est là que les choses sérieuses commencent (enfin !!!)

Nous allons nous élever au-dessus des gorges de la Jonte et surplomber le village de Le Rozier. On voit le très long serpent de voitures garées sur la route : heureusement que les filles ne sont pas venus sur ce ravito…C’est aussi dans cette montée qu’a été supprimé le passage au rocher du « Champignon préhistorique ». Cette suppression nous a été annoncée au départ : trop dangereux en raison des conditions climatiques de la nuit écoulée (il a plu). Nous y « gagnons » visiblement 2,5km et 20 à 30 minutes de course…Nous allons remonter tranquillement jusqu’au km 29 (alt. 900). J’en profite pour sortir un mini sandwich : quel régal…Je commence à avoir des fourmis dans les jambes, et entame des dépassements. Yann est encore bien, son passage à vide est habituellement au km 30. Je l’attends un peu dans un lacet, puis on repart. Je pense alors que nous ne reverrons plus la pluie, le temps a l’air de vouloir se dégager. Nous arrivons alors à l’ancienne chapelle St. Jean des Balmes. Je m’arrête pour prendre une photo et attends Yann.

Ça y est nous sommes au 30ème km. Je m’attarde un peu puis repars, en lui disant qu’on se retrouvera éventuellement et lui souhaite bon courage. Ça y est, c’est parti. Nous descendons une première fois vers une route (100m D-) avant de remonter (100mD+) pour arriver peu après à St André de Vézine où nous attendent nos femmes.

Nous sommes donc au km 35. Nos femmes sont là. Je ne vois pas Antoinette immédiatement. Ma femme m’attend, elle me refait le plein de bulles et de choses à manger, je change de chaussures, me débarrasse de ma frontale. Je passe au contrôle : 4h29 de course 898ème. Mais contrairement à la plupart des gens, je suis en train de repartir du ravito…

J’ai remis la veste pluie, car des gouttes nous assaillent à nouveau. On attaque une descente peu pentue vers Montméjean, superbe petit village dominé par un petit château. Il s’agit d’un chemin herbeux toujours assez roulant. Arrivé au village je m’arrête une seconde pour prendre une photo que je loupe ??! Un contrôleur m’annonce 776ème. On continue à descendre légèrement sur un très joli mono trace assez technique (alt. 645m), avant très rapidement d’emprunter un chemin qui se refait plus escarpé et remonte. Je continue mes dépassements et ronge mon frein car je ne peux vraiment pas avancer à mon rythme.

Nous longeons la corniche du Rajol et je prends alors le temps d’admirer le paysage sous la pluie. On aperçoit en contre bas un petit bout de la belle vallée de la Dourbie. Millau est au loin. Une fois le point haut atteint (41ème km alt. 845m), s’en suit une longue descente jusqu’au 3ème ravito de La Roque Sainte-Marguerite (45ème km alt. 407m je suis annoncé 643ème en 5h49). Le début est génial : mono trace bien technique et pentu comme j’aime. Mais très rapidement je suis bloqué par mes prédécesseurs. Il est quasiment impossible de doubler. Je décide de prendre mon mal en patience, mais peine perdue, le chemin ne s’élargit pas. Je commence à pester. Là où je devrais lâcher les chevaux et m’éclater, je marche et m’ennuie ferme. Surtout qu’il n’y a pas moyen de s’évader avec la beauté des paysages, nous sommes en pleine « pampa ». J’ai une moyenne de plus de 8’40/mille sur ce bout alors que je devrais reprendre du temps, grosse frustration. J’arrive au bord de la Dourbie, à proximité du troisième ravito. Ma femme m’encourage : je ne l’entends pas, les écouteurs sur les oreilles. Soudain je suis très surpris et heureux de la voir : je ne pensais la retrouver qu’à l’arrivée. Apparemment Yann ne va pas bien, il risque d’abandonner : coup de barre habituel des 30km. Je fais rapidement le complément de la poche à eau et passe dans la cour du ravito puis repars rapidement, pour essayer de laisser derrière moi les « semeurs de bouchons »… On traverse le village sous les encouragements et on attaque directement par une montée, c’est maintenant que nous allons rencontrer les plus grosses difficultés.

Je suis facile et à peine entamé. Mais dès la sortie du village, je me retrouve derrière un petit groupe qui a un rythme trop lent : je dois à nouveau faire des efforts pour doubler. Je remets de la musique, assez cool histoire d’être zen et de bien profiter de la course tout de même. Finalement, j’arrête la musique et discute avec mon prédécesseur qui est tout autant frustré que moi. Surtout que la pluie ne cesse pas, les conditions sont parfaites pour une perf, mais je vais devoir m’en passer aujourd’hui…Nous surplombons les Gorges de la Dourbie pendant un moment avant de nous enfoncer dans les terres, en pleine végétation. La course s’est bien durcie mais me convient très bien, les jambes sont toujours bien présentes et le cœur est à un rythme assez bas. On remonte ainsi jusqu’au 48ème km (alt. 660m) à Montpellier-le-Vieux, superbe avec son arche de pierre. S’en suivent 2 km d’une descente vraiment technique qui serait un vrai régal mais encore plus frustrante : 10min/mille, je fulmine, l’organisation aurait dû diviser le nombre d’engagés par 2. Ou alors j’aurai du partir devant et plus vite ??? A retenir pour l’avenir. Mais avec des si… Non franchement que c’est décevant…Nous allons alors lanterner, de petit coup de cul en légère descente avant de remonter vers le plateau. L’horizon météo et des coureurs qui sont devant moi est toujours aussi bouché… Nous allons maintenant remonter vers le plateau (alt. 830m, soit environ 450d+) j’attaque bille en tête, double dès que je le peux, même si c’est toujours aussi difficile, c’est d’ailleurs assez usant, il va falloir que je me ménage. Alors, je me retrouve dans un groupe, sur ce sentier monotrace, sans possibilité de doubler, je suis le train. Nous finissons d’arriver sur ce plateau. J’entame alors la descente raide vers Massebiau.

Il pleut toujours autant. Le sol est fait d’une terre jaunâtre argileuse. De la boue se forme. J’entame la descente. C’est le pire moment de la course. Ça glisse franchement. Le chemin ressemble à un long toboggan de boue. Mes prédécesseurs sont crispés et n’osent pas descendre. Malheureusement je ne peux pas les doubler sans les mettre en danger ou risquer de les faire tomber. C’est pourtant relativement simple d’avancer vite, la courte bruyère et les cailloux du bord du chemin permettent de ne pas glisser. Je ne vois pas trop ce qu’il y a devant moi, je glisse et me retrouve sur les fesses.

J’ai les mains et le corsaire pleins de boue. De plus la vieille Gore Tex que j’ai sur le dos n’est plus étanche il va falloir faire avec. J’appelle ma femme et lui demande si elle peut me donner au prochain ravito, une veste et des habits secs : loupé, elle se rend directement à l’arrivée… On aperçoit le début du village un peu plus bas. La végétation s’élargit je peux enfin me lâcher un peu.

J’arrive au ravito de Massebiau, il y a toujours beaucoup de monde malgré la pluie. Les encouragements font vraiment plaisir et réchauffent… Voilà le ravito. Il y a une grande poubelle pleine d’eau : j’en profite pour me nettoyer comme je peux. Je mange quelques gâteaux salés en discutant avec un bénévole, refais le plein et repars. Il y a près de 500m de dénivelé à faire. Je pars doucement, pour faire la montée au train.

J’ai un petit coup de mou. Nous arrivons dans un sentier qui ressemble fortement à un torrent asséché. C’est plein de cailloux. Je m’installe au milieu d’un groupe nombreux, nous devons être au moins 50 les uns derrière les autres. Je commence à avoir envie d’une bière ou d’un coca, ou d’une soupe ou… Je réfléchis et reste lucide : cela ressemble fortement à une fringale. La pente devient vraiment forte. Les jambes ne réagissent plus aussi bien. Alors vu la lenteur du rythme je m’arrête au bord du chemin. Je mange un de mes « minis » sandwichs, tranquillement. Puis me remets en route, et mange une, 2, 3, 5, 10, 15 pastilles Vichy !!!. L’énergie est de nouveau là, je repars tambour battant. La pente s’adoucit, ça y est nous sommes au sommet. Nous redescendons, légèrement, puis remontons pour arriver à la grotte du hibou : j’adore, nous sommes menés par des bénévoles. A la sortie, il reste juste une longue descente jusqu’à l’arrivée. Mais là de nouveau les coureurs devant moi sont coincés, l’organisation a installé des cordes auxquelles certains s’agrippent plutôt que de faire confiance à leur jambes. Je prends mon mal en patience, attendant une ouverture qui va enfin venir. Ça y est je peux enfin me lâcher. Je vais juste re-dépasser la vingtaine de personnes qui m’ont doublé pendant ma pause casse croute mais que c’est bon de lâcher les jambes. J’arrive sur Millau, appelle ma femme. Revoilà le bitume du début, je repasse le Tarn, passe sous un petit tunnel et arrive sur la dernière ligne droite où ma femme est passée hier. Elle et Antoinette sont là. J’attrape la main de Fred et arrive, avec un petit clin d’œil. Je suis facile, pas trop usé, même pas essoufflé. Je suis très heureux de ma course, j’ai parcouru 70,6 km et 3100m D+ pour lesquels j’ai mis 10h44.  Une grosse pensée pour les enfants qui d’habitude sont là pour partager ce moment. Je suis 561ème sur 2800 partants. On m’explique peu de temps après qu’environ 1000 concurrents ont été déroutés peu après le dernier ravito afin d’être sûr de rentrer dans les temps et surtout qu’il n’y ait pas de blessé dans la dernière descente. La distance est raccourcie d’environ 2km et 200M D+D-, c’est là que sont passés les femmes lors de la course d’hier. Malgré cela il y aura 2006 arrivants dans les délais. Je suis finalement très satisfait de ma perf mais une place dans les 500 voire nettement mieux étaient jouables. C’est évidemment sans importance mais ça fait toujours plaisir : la sensation d’avoir été au bout de ses possibilités du jour est la plus importante, mais c’est vraiment loin d’être le cas….

L’organisation nous fait cadeau d’une superbe médaille, et un beau maillot manches longues. Je prends une douche rapide et peux enfin me mettre au sec. Je vais maintenant attendre Yann en mangeant des tartines de Roquefort et en buvant une bière. Il arrivera finalement 37 minutes plus tard, soit exactement le même écart qu’à Gerardmer. Il a finalement assez bien géré son gros coup de mou. Un grand bravo à lui. Mais que dire encore de cette course si mythique ???? Franchement, elle est superbe, mais il y a beaucoup trop de monde et je n’y ai pas trouvé toute la magie qu’ont toujours décrit tous les participants aux éditions précédentes à Nant…Alors je suis très très heureux de l’avoir faite, et encore plus heureux d’exprimer mes remerciements à nos deux femmes qui nous ont attendu et assisté sous la pluie, le froid et le manque de sommeil. Cela restera un super souvenir notamment grâce au superbe logis de Compeyre mais je ne crois pas que j’y reviendrais un jour : je pense que j’irais plutôt du coté de Nant pour y voir ce qui a fait la magie des chevaliers qui ont maintenant transmis leur héritage aux hospitaliers.

Maintenant la saison est finie. Je range les baskets pour 15 jours. Place à la marche, la natation, le vélo, bientôt le ski, mais surtout aux activités avec les enfants. Je commence déjà à avoir quelques idées pour la saison 2011: je sais maintenant que j’ai les jambes et l’envie pour encore plus long et un peu plus dur, mais ce sera une autre histoire …

  1. #1 by nono on 28 octobre 2010 - 5:48

    ke dire marc,tt simplement bravo,si tt va bien j’y descend en 2011 mais pour faire les 100km de millau,bravo à toi l’ami et repose toi
    au plaisir de te voir sur une course
    nono

  2. #2 by dom on 28 octobre 2010 - 6:06

    super recit superbe course rien a rajouter et enore bravo
    dom (ice)

  3. #3 by jack2775 on 29 octobre 2010 - 10:22

    Bravo Marc
    Très belle gestion de course et très beau récit

  4. #4 by FRANCOIS julien on 31 octobre 2010 - 8:53

    Belle gestion de course, mais on sent une pointe d’amertume et de déception, le parcours était magnifique je pense, la pluie a du augmenter les difficultés lors des descentes, et il est sur que 2000 personnes au départ, c’est la rançon du succès.

    Bonne récup

  5. #5 by Yann & Toinette on 1 novembre 2010 - 9:09

    Très beau récit, comme toujours. Reste plus qu’à trouver un remède à mon coup de barre des 30 km, qui me coûte visiblement 37 mn….à chaque fois. Un grand merci à nos femmes, presque 12h d’inquiétude, de pluie et vent, si c’est pas de l’amour ça….. alors on y connait rien !!!!

  6. #6 by Adeline on 5 novembre 2010 - 2:36

    Bravo Marc, superbe photo, beau récit et c’est vrai bravo aussi a ta femme pour sa course sans entrainement, chapeau !!!

(ne sera pas publié)