30 janvier 2011 – Rainkopfraid – La Bresse (88)

Le site de l’organisation Les résultats Le parcours: .gpx .pdf .kml
Distance : 13 km Dénivelé positif: 1250 m Dénivelé négatif: 1250m

« petite forme, grand plasir… »

Note préliminaire:

Les photos qui suivent dans le récit sont l’œuvre et la propriété de © Coco 88 retrouvez l’ album complet en cliquant sur le lien.

Le récit:

Lundi, je prends froid au ski de fond. la forme va aller descente jusqu’à jeudi où je fais un tour de reconnaissance sur la première partie de la Rainkopfraid, seule course de ski alpinisme des Vosges. La neige est bien tombée. Ça frotte un peu sur la bas. Par contre je n’avance pas. Le vendredi va me le confirmer : je suis complètement HS. Finalement je vais me décider samedi : tant pis pour la perf. Le soleil est annoncé ; j’appelle Yann et vais nous inscrire : l’accueil est toujours très très sympa… Cette année la course se fait à nouveau en équipe. Yann va arriver d’Alsace avec toute la famille. Il n’a pas fait de rando depuis 10 ans. Il n’a pas un super matos, mais aucune importance, on devrait se faire plaisir. Nous allons au briefing. On nous annonce un changement de parcours. Il n’y aura pas besoin de baudrier ni de crampon, mais on remontera deux parties en portage dont le couloir de Blanchemer . Pas de re-descente non plus dans le vallon de la Thur : il n’y a pas de sous-couche. Environ 1250m de dénivelé positif pour environ 12km en montées et descente sur les chaumes et dans les bois. Vu nos conditions du jour on devrait être aux alentours de 3h (les premiers seront nettement en moins de 2 heures).
Dimanche. On arrive au Pont de Blanchemer (proximité de la station de ski de La Bresse – Vologne). Il fait froid, mais il va faire un temps superbe. Environ 30 équipes sur le grand parcours et seulement 4 ou 5 sur le petit (650m de D+), que du beau monde, avec une participation belge grandissante. Tiens il y a même Pascal G. enfin inscrit sur l’UTMB. 9h le départ est donné, comme d’habitude les avions sont partis en courant. Je laisse l’impulsion à Yann qui est bien plus fort sur les épreuves courtes et violentes, et essaye de me caler derrière lui. Impossible de respirer par le nez, pas trop de jambes.

La première montée suit le parcours de l’année dernière, mais s’arrête bien plus tôt (premier point de vue sur le lac avant la route). La montée se passe bien, mais on a déjà pris une valise : pas grave. Par contre cette année, pas de soucis pour enlever les peaux, boire, repartir : je maitriiiiise (rires). Ce n’est pas encore le cas de Yann qui re-découvre et n’a pas le matos adéquat mais sans importance. De toute façon je n’ai aucun souci pour lui, vu son niveau physique et de ski. On redescend vers le lac. Il y a de la neige, mais c’est très dur en dessous et çà frotte : pas simple. En plus je peux boire : pas de problème de tuyau, tout va donc bien. On arrive un peu au dessus du lac.
On remet les peaux et repartons. La montée va être courte. Redécouverte des conversions pour Yann. Il a une peau qui commence à décoller. Heureusement, elle ne lâche que juste avant le premier point où l’on va mettre les skis sur le sac. On prend donc le temps de changer ses peaux et repartons. Comme il y a suffisamment de neige, il y a des marches assez nettes. Il faut être bien ordonné, de la vraie marche de montagne, un pied après l’autre, en choisissant bien ses appuis. On arrive rapidement un peu avant la route des crêtes, rechaussons et l’atteignons rapidement. Nous redescendons vers le lac. La descente est bien plus agréable, un vrai bonheur. Nous voilà en contrebas du couloir de Blanchemer. On voit au travers des arbres les premiers qui ont déjà 2 montées d’avances…. On re-peaute, échangeons quelques mots avec le bénévoles et c’est reparti.

Je dis à Yann juste une fois « tu vois la digue ? On monte la haut et après encore autant… » Pas de panique çà va le faire tranquille. Allez go, quelques conversions au travers des arbustes : Yann retrouve des automatismes. D’ailleurs, nous voilà déjà au pied du couloir. On remet les skis sur le sac, et repartons. Je laisse Yann toujours mener. Je suis plus à ma main. J’ halète toujours un, peu : satané nez, mais le cœur va bien. On arrive même à échanger quelques mots. Petite pause pour la photo et voilà la digue. Les deux patrons du PGM sont là. L’un d’eux était un des patrons de Yann du temps où il était sous les drapeaux. On échange quelques mots : le patron me traite de maso : il me connait bien, et on repart.

On arrive sur la crête. Ah, la tête au soleil, les pieds dans la neige. Toujours quelques mots avec les bénévoles qui sont au top. Je prends le temps de bien boire et m’alimenter : expérience accumulée en Trail. Voilà le sommet du Rainkopf. Descente dans le couloir, vrai bonheur, petit virage vers le Pferrey et hop, voilà la bosse où je me suis envolé l’année dernière souvenir marrant…

La montée est courte et assez technique. Je prends toujours la trace la plus basse, moins escarpée… Je sens Yann un poil moins affuté.

On va redescendre jusqu’au Lac de Blanchemer, çà se passe bien. Yann se dit qu’on est derniers, mais pas grave. Deux mots encore avec les bénévoles, il reste en fait 5 ou 6 équipes derrière. Re-peautage, le timing est bon, Yann adepte des petits mots me lâche : « les dragonnes et ce matos c’est vraiment chronophage »
On repart, je demande à Yann s’il reconnait ? On est pile poil dans le chemin qu’empreinte le Trail de la Vallée des lacs. Il me répond que oui et qu’il a eu un bien mauvais moment ici même : ce fut tout l’inverse pour moi… C’est d’ailleurs un peu ce qui se reproduit… On en reparlera. Voilà Firstmiss (pied du Rainkopf), j’accélère un poil . Ah voilà le père Denis C., je me disais aussi que je ne l’avais pas vu, on échange 2 mots.

J’ai en ligne de mire une équipe (Tiens ????). Je me rappelle exactement les sensations du Trail, j’étais vraiment bien ici, comme en ce moment….Yann est un peu à la rue. Je l’attends un peu on arrive à la borne 1288, on enlève les peaux. J’aide un peu Yann.

On plaisante avec les bénévoles c’est parti pour environ 3km de descente, quel pied. Je fais un arrêt urgence « besoin naturel » et c’est reparti. Un petit passage un peu délicat avec la route, dis à Yann : c’est de la glisse jusqu’en bas, et à ce moment là me prends une branche et une belle buche(rires) : j’ai d’ailleurs bien du mal à me relever. Voilà le chemin qui mène à la la route de Blanchemer: çà glisse tout seul jusqu’à l’arrivée. Je me mets en position de « schuss », et double Yann. Au bout de quelques centaines de mètres je me retourne, il est où ??? Rares sont les fois dans nos vies où je l’ai lâché en ski : généralement c’est suite à une chute… Mais en fait il n’a « pas un atome de glisse »…. D’ailleurs il va même faire une bonne partie de la descente en skate…. Finalement on arrive au Pont de Blanchemer en 03h04, 3 minutes après les concurrents précédents qui ne sont pourtant passé il n’y a que 10 secondes ????? Michel y a pas un blème ???? (sans importance….) On est heureux, bien fatigué. Contrairement à l’année dernière je ne me suis pas mis dans le rouge, même s’il m’a été impossible d’avancer correctement. J’ai pris un gros pied. Nous sommes 21 ème.

J’appelle ma femme encore normal : c’est toujours elle qui assure, mais çà semble bien aller : les filles et les enfants sont entre eux. Le vainqueur de l’an dernier n’est que 4ème. L’un des vainqueurs, lui, a fait de beaux progrès en 1h44… Le casse croute d’après course est toujours aussi sympa, soleil en plus. Je gagne un bon d’achat au tirage au sort, Yann n’a pas la patience d’attendre son tour : il a une grosse envie de retrouver femme et enfants. Allez on rentre à Gerardmer. On discute, on reviendra : il y a au moins 30/40 minutes à gagner : 20 dans les Peautages/Dépeautages et 20 en condition physique (pour moi) et matérielles (pour Yann). On met le doigt sur le coup de pompe de Yann, je suis persuadé que c’est un manque d’alimentation en début de course et il a le même problème en Trail d’où son coup de pompe traditionnel du 30 ème km, à suivre….
Un énooorme coup de chapeau à l’organisation et aux bénévoles : que ce soit pour les conditions de course ou les qualités humaines affichées. Même si çà fait 2 fois que je fais cette course dans des conditions physiques moyennes, ce fut un vrai régal. La course est au top et vu la somme demandée c’est du vrai bénévolat… Bravo !!
Le soir, même pas mal aux jambes et pas de grosse fatigue. Par contre le lendemain : grosse claque de retour du rhume. Aie aie vivement que çà aille mieux… Mais promis je reviens l’année prochaine, d’ailleurs je m’y verrais bien avec ma petite femme sur le petit voire le grand même si on y met 4 heures…. Si elle me lit….

  1. #1 by Frédérique on 7 février 2011 - 2:40

    Ta p’tite femme est tout à fait d’accord pour accompagner son super sportif de mari. Ce serait avec grand plaisir. Et d’ici là, la condition physique devrait être pas si mal !!!

(ne sera pas publié)