26 février 2012 – Trail Hivernal de la Moselotte – Cornimont (88)

Le site de l’organisation Les résultats Le parcours: .gpx .pdf .kml
Distance : 26 km Dénivelé positif: 1400 m Dénivelé négatif: 1400m

« rien n’est jamais acquis… »

Le reportage en photos de Micka

Le récit:

Dimanche 26 février 2012. Il est 06 heures, je retrouve le rituel de la préparation d’un Trail… Petit déj, sac etc… Je retrouve les gestes et les habitudes. Je prends la voiture et pars chercher Manu à Xonrupt. Le voyage va vite, on a même pas trop le temps de discuter, nous sommes déjà à Cornimont. Petite pensée pour mon père qui est né et a vécu ici…
Il y a du monde mais on trouve assez facilement à se garer. Nous sommes à 100 m de la salle mais il nous fut un certain temps pour aller chercher nos dossards : on commence à connaître tellement de monde qu’il devient difficile de saluer tout le monde, d’ailleurs pour une fois je ne vais pas essayer de tous les citer…En entrant, je suis impressionné par la qualité du gymnase, de l’organisation et également du plateau des coureurs : tout le gratin du Trail local et même quelques très bons routiers sont là, ça va envoyer du lourd…
Je croise rapidement Julien qui est partout à la fois et lui demande son avis : yaktrax ou pas ??? Il est plutôt pour, contrairement à la veille… On verra bien… On va s’échauffer avec Manu et Remi, échangeons quelques mots à propos des Pyrénées et voilà le départ. Ça se bouscule devant, les organisateurs demandent de reculer et c’est parti. Devant c’est parti vraiment fort. Je sais que le parcours est hard pour l’avoir reconnu avec Manu, je ne pars donc pas trop vite. Et chose très exceptionnelle j’ai même les bâtons à la main!!! Juste pour le bon coup de cul qui arrive dans un pré. En effet, j’ai tellement peu couru et suis tellement encore dans l’esprit ski de rando que je monte « à la manière du ski… ». Voilà le chemin, « surtout pas trop vite, surtout cool »… D’ailleurs c’est un peu l’embouteillage à l’attaque d’un sentier, j’en profite pour souffler… Je sens que la caisse est là mais les jambes n’ont vraiment plus l’habitude. Ah voilà la neige. Je décide de laisser tomber les yaktrax, je me contentai des bâtons dans les parties vraiment dures. Les appuis ne sont pourtant pas évidents, alternance de neige gelée, de neige fuyante : les cuisses vont souffrir… Cyril dont je viens de faire la connaissance me rejoint, on échange quelques mots sur nos saisons passées, sur le prochain Trail de la Vallée des Lacs… Voilà une petite route. Je repère Christian, le rattrape et le dépasse, je laisse partir les jambes dans la descente. Je laisse Cyril à son tour et rattrape Claire Vanson qui doit être la première femme. Je me dis que je dois rester à peu près dans ses parages: on doit avoir un niveau assez similaire (elle m’a mis 5-6 minutes au dernier Trail des Marcaires), et elle est surement plus sage que moi (comme la plupart des femmes d’ailleurs…).
Voilà le Col de la Croix des Moinats. J’adore ce coin, surtout en vélo. D’ailleurs je réalise que l’été dernier, ici même en vélo, je m’étais dit qu’il fallait que  je vienne découvrir le coin en courant… Ce sera donc chose faite. Je pense à manger, mais je me trouve un peu « haut dans les tours » : pas simple de courir dans la neige. Du coup je ne mange que « petit » : quelques bonbons de glucide au coca… Tiens voilà une autre féminine, je ne sais pas comment elle s’appelle, mais je sais que c’est une connaissance à Stéphane et qu’elle va certainement disputer la victoire également. Il faut donc vraiment que je reste dans les parages des 2 premières féminines… Voilà le monument des… Je sais qu’il y a une petite descente à suivre. Je bois et me lâche un peu, ça fait du bien et ça réagit plutôt pas mal. Mais il faut que je ralentisse, la course est encore longue et dure…
Tiens voilà le bout dont je sais que l’infernal 150 passe par là, la prochaine montée vers le ravito va être hard, d’ailleurs je sens que je faiblis un peu… Bon il doit rester 12 km, en me tirant dessus, ça doit le faire… Je sens quand même que je baisse le rythme. Je ressors les bâtons, ça m’aide bien. On arrive au sommet de la bute, il y a une colo dans le coin, voilà un contrôle. Tiens ? Je pensais que le ravito serait par là… On traverse un bois, une route et là je sais qu’on va couper « dré dans le pentu » : bon pour moi… Enfin d’habitude… Je ne double personne, me fait même doubler ????!!??? Bouh qué passa ??? Claire V. me repasse, j’accroche le wagon. Allez faut que je relance. Les jambes tiennent mais attention la dernière grosse montée sera certainement très dure… Ah voilà le ravito qui se profile. Je secoue le camel, j’ai ce qu’il faut, je ne m’arrête pas. D’ailleurs je loupe Manu, (la femme d’Alain) qui m’encourage, ouh là le suis dans le dur. Claire V. me lâche irrémédiablement. Je baisse un peu le rythme, il faut que je me refasse la cerise, il reste 10 km. Ça descend, ça va forcément le faire, enfin je crois… Mes appuis ne sont pas aussi surs que d’habitude ? Voilà Manu, il me double, facile, et me largue en pleine descente !??! Apparemment il n’était pas loin depuis le début, si j’avais su… Je pense jambon fromage, put… Mais c’est une fringale !?!!?? Mais quel CON??? J’ai oublié de manger !!! Tellement concentré sur la course que j’ai manqué de lucidité, maintenant je suis cuit.. Espèce de débutant… Yann S. me rejoins à son tour. Je lui montre la prochaine difficulté, il part facilement. Je mange, un gel, quelques pastilles Vichy… Je sais que la course sera finie quand les jambes seront revenues, quel con… Je reconnais quelques têtes qui me dépassent, tant pis, ça me servira de leçon pour le reste de la saison… Allez y a plus qu’à limiter les dégâts. Voilà le sentier où Julien m’a dit qu’il s’entrainait régulièrement, puis le village, on m’encourage. C’est super sympa. Je sors les bâtons pour finir, cette dernière montée est longue et « hard ». J’arrive tant bien que mal à repartir vers l’avant et même à rependre un ou 2 coureurs. Je finis la montée à l’énergie en reprenant le rythme appui sur la bâtons et grandes enjambées au pas du ski de rando : plutôt efficace, à méditer… Ça y est ça s’infléchit, il va y avoir un joli mono trace qui va nous amener vers la descente. Je range les bâtons et recoure, ça y est ça revient, pas encore assez pour me lâcher mais suffisamment pour finir assez correctement. Je fais la descente tranquille, me laissant doubler par quelques concurrents, pas grave. Tiens revoilà la féminine dont j’apprendrais plus tard qu’elle s’appelle Sarah (2ème à l’arrivée…). Je comprends pourquoi je la rattrape : elle est en chaussures de route et dans cette descente c’est un vrai handicap… Voilà la route, plus que quelques centaines de mètres. Ouf, pas fâché d’arriver. Un petit virage et voilà l’entrée du gymnase. J’adore cette idée de finir au chaud dans le gymnase : les organisateurs sont vraiment au top. J’en termine avec ce beau trail et passe l’arrivée. Ouah, c’est toujours aussi bon. Je regarde ma montre… qui est déjà arrêtée ??? Il me manque une vingtaine de minutes ??? Qu’est ce que j’ai fichu ??? Julien est présent, bravo : ton trail est superbe. Je salue Manu M. comme d’hab il m’a encore enrhumé, mais il n’a pas l’air au mieux ??? T’es parti vite ? « Oui », il est cuit et ne tardera pas à partir… Certainement un jour sans…
Ah voilà l’autre Manu, il est en famille. Il a apparemment fait une sacré course, j’apprendrai plus tard qu’il me met 6 minutes en 10 km, ça cause… Je rencontre encore un tas de monde, voilà Remi qui en fini, il n’est pas trop content de sa forme actuelle : mais on est qu’en tout début de saison ??? Je déambule de l’un à l’autre une bière à la main, j’adore vraiment ce milieu, mais il est temps de renter à la maison retrouver ma petite famille.
Ah un petit coup d’œil aux résultats : je finis en 3h08′ 62ème sur un peu plus de 450 classés, les 2 Manu sont 37 et 46ème en 3h02 et 3h05… Pour une reprise ça c’est plutôt bien passé. Par contre j’ai les quadri bien explosés par les appuis difficiles en neige et par les descentes dont je n’ai plus l’habitude. Il reste 3 semaines pour le Petit ballon : il va falloir accepter de ne pas y être performant et se remettre en tête que ce ne sera que la première phase de la prépa pour la maxi race…
Pour finir un coup de chapeau très sincère aux organisateurs : selon l’expression consacrée, pour un coup d’essai ce fut un coup de maitre… Organisation aux petits oignons, bénévoles aux petits soins, un état d’esprit conforme à ce que Julien et ses troupes aiment, un très beau parcours, bref tout ce qui fait que j’aime le Trail Bravo !

  1. #1 by Manu M. on 8 mars 2012 - 9:42

    Félicitations Marc,joli récit. Un trail dur et exigeant où la moindre a coûtée chère. Merde pour le Petit Ballon. A bientôt.

  2. #2 by Manu M. on 8 mars 2012 - 9:44

    Oups: moindre erreur!

  3. #3 by didier dit Sherpa on 9 mars 2012 - 11:47

    Décidement il faut que je parte plus vite pour essayer de vous suivre tout les deux.Je ne suis qu’à dix minutes.
    Je vais bien y arriver

  4. #4 by manu p on 10 mars 2012 - 8:29

    Bravo Marc malgré ton coup de fringale tu fais une belle course!
    rendez-vous au Petit Ballon!

  5. #5 by sherpa on 12 mars 2012 - 7:14

    C’est vrai,tu es doué pour les récits.J’espère vous voir tout les deux au trail des roches (ma contrée d’adoption).Trop juste pour le ptit ballon (encore un peu grippé).Oui je sais c’est petit ,bah long trop,ha,ha,ha

(ne sera pas publié)