29 avril 2012 – Trail des Roches – St Dié Des Vosges (88)

Le site de l’organisation Les résultats Le parcours: .gpx .pdf .kml
Distance : 47 km Dénivelé positif: 2100 m Dénivelé négatif: 2100m

« remettre l’église au centre du village… »

Le récit:

Samedi 28 avril.
Nous sommes à peine 4 semaines avant la Maxi-Race. Cela fait plusieurs jours que la planification de ma saison me travaille, que résolument au cours de mes dernières séances je me convaincs qu’il va falloir faire le Trail des Roches assez cool, au risque d’handicaper sérieusement toute la suite de la saison…Surtout ne pas céder à la pression du dossard et de la perf… Je regarde et mémorise quelques uns de mes temps de passage de 2011 pour bien rester en deçà.
Dimanche 29 avril.
Comme souvent je me réveille avant l’heure, il est 04h30. Un bon bouquin, et fin du rituel de la préparation du sac. Je suis prêt à me rendormir mais il est l’heure. 6H10. Guillaume et Hervé viennent me chercher : ça fait riche de descendre en mini-bus FFS ! Julien M. est avec nous, on récupère Christophe et Manu. Les discussions vont bon train. Manu me dit qu’il va également faire une course tranquille : à voir…
On arrive à St Dié. Je commence à vraiment être un habitué des lieux. C’est la cinquièmement année consécutive que je viens chercher un dossard dans la tour de la liberté : 1 « petit » et 4 « grands »… Que de monde rencontré… Impossible à tous les énumérés, juste une mention pour Steph et Aldo toujours aux petits soins, un peu dans leurs bulles quand même, ça se comprend… Je vais également aller faire un tour en cuisine histoire de saluer Guy. Tiens voilà Julien F, selon son propre aveu il est bien et frais, la poudre devrait parler.
L’heure du départ approche, on papote, encore et encore, je ne fais même pas attention au briefing. A peine le temps de saluer Manu M. et de lui dire et de me convaincre encore : « cool », « cool »…
On entend le décompte et c’est parti. Je reste avec Manu. Je vais essayer de rester avec lui assez longtemps, les derniers temps il part plus doucement que moi, pour moi, c’est allure Ultra
Sensation bizarre, j’ai l’impression que c’est parti moins vite que d’habitude : peut être l’air ambiant, assez lourd et moite. On passe la passerelle, j’échange quelques mots avec Manu : « bien agréable de ne plus avoir de chicane ». On arrive rapidement au premier km. On est en 5’15, bien pas trop vite, très bien. La fin du bitume en montée se fait au train sans monter dans les tours.
Voilà le chemin qui nous amène à la Roche St martin. Je marche, sans tirer. Par contre j’ai les jambes dures. Drôles de sensations au pied gauche, je le sens comme ankylosé, pourtant la chaussure est largement dé-serrée ??? Ah, le premier « dré dans le pentu », certains y sont à quatre pattes… Voilà la roche. Je prends quelques secondes pour admirer la vue. Ça fait du bien, de s’ouvrir l’esprit en se sortant de la course et prenant le temps de la contemplation.
C’est reparti, je lâche un tout petit peu les chevaux dans la courte descente, et je reprends le contrôle de mes jambes. On remonte vers la Ronde Tête.
Je reste calé avec Manu, ça se passe plutôt bien, souffle, cœur et jambes à l’aise, plutôt bon signe. Joël est par là, on échange juste 3 mots sur l’UTTJ où il sera également présent avec son frère. Voilà la Ronde Tête.
On attaque la descente. Je reste derrière Manu. Il est vraiment temps qu’il décomplexe sur ses facultés en descente : je ne suis plus sur d’y aller plus vite que lui… C’est vraiment agréable de re-faire un trail « assez court » en prenant le temps de rêver, de voir les autres coureurs et le paysage qui m’entoure. Voilà déjà la fin de la descente. On reprend le rythme, il me semble que Manu a accéléré un poil, Hervé nous rejoint, il a du faire une descente conforme à ce qu’il a l’habitude de faire. Nous faisons une centaine de mètres ensemble. Je sens que si je les suis, je vais devoir être un peu haut dans les tours : surtout pas, surtout pas, me répète-je encore une fois. Je leur dis mais visiblement, ils ne me croient pas. Voilà le petit sentier monotrace qui nous amène à la Roche de l’Enclume. J’alterne marche et trottine. Hervé est en marche nordique, il a l’air sage aujourd’hui. Ce petit bout passe bien agréablement. Il y a avec notre petit groupe, un grand gaillard qui me rappelle quelque chose, mais je n’arrive pas à le recaser, Manu a pourtant l’air de le connaître.
Voilà déjà la Roche de l’Enclume. Toujours facile. Les trois compères évoluent bien, mais Manu et Hervé sont un poil au-dessus. Je mange une pâte d’amande : bien manger et bien s’hydrater, rester lucide. Je prends encore le temps de regarder le paysage, au loin les gravières de St Dié. Nous sommes à peu près en dessous de la Roche d’Anozel. Je dis juste à Manu que lorsqu’on sera à nouveau dans les environs, il y en aura déjà du fait… Je décroche doucement de mes compagnons. Et, je me raisonne : laisse les partir, surtout ne te fais pas mal. Je ne les reverrai plus… J’aperçois Christian un tout petit peu plus loin.
Je regarde la montre, c’est bien je dois être 2-3 minutes moins vite que l’an dernier. Voilà la descente. Ce sentier est vraiment très agréable, mélange de sable et d’épines de sapin, roulant à l’amorti très sympa. Mais qu’est ce que la forêt est sèche ! Je rêve, pense à Annecy : faut vraiment être barjot pour faire des trucs pareils. Et je me retrouve au ravito sans avoir vu le temps passer. Un verre d’eau, un coup d’œil à la montre : je suis 3 minutes plus lent qu’en 2011, nickel.
On repart vers la Pierre de Laitre. Le sentier se fait plus dur. Guillaume me dépasse. Il y a beaucoup de monde autour de moi. J’ai bizarrement l’impression que la plupart de ceux qui m’entourent sont partis trop vite, ils ont déjà l’air de souffrir ??? Un bonbon au coca et ça repart. L’arrivée à la Pierre de Laitre se fait rapidement. Un coureur à la vue des cordes crie « y a des parisiens dans le coin ? ». C’est vrai que ça bouchonne un peu, mais aucune importance, on a le temps, la course est encore vraiment longue.
Petite remontée vers le Col de Climont puis vers une Roche dont j’ai oublié le nom… Un bon coup de cul s’en suit. On reprend un ticket. Je double celle que je pense être la première femme dans sa nouvelle tenue du Team Infernal. Autour de moi, çà souffle dure, les jambes font mal. Je me trouve toujours assez facile. Même en y allant fort il faut vraiment en garder sous le pied sur ce Trail… Comme je connais les lieux, j’accélère un tout petit peu sur les 30 derniers mètres histoire de doubler avant la descente. Je retrouve le « dré dans l’pentu made in Aurél… » Toujours très sympa, mais faudra vider les chaussures… Ça se passe presque tout seul jusqu’à retrouver le chemin. Tiens, revoilà Christian : je le reconnais à sa façon de courir. (rires) On échange quelques mots, notamment sur Annecy. Je laisse aller un peu les jambes dans cette descente facile : y a pas de mal à se faire du bien… Je retrouve également mon grand gaillard, c’est lui qui me rappelle à son bon service : on a fait un gros bout de la course ensemble l’année dernière, avant mon explosion au dernier ravito… Décidément à l’exception de la première année, St Dié ne m’a jamais trop réussi, et pourtant j’adore ce Trail…
Voilà Taintrux et la route ; j’entends mon prénom. Je vois Aldo qui filme et lui montre mon fan club ; je m’amuse en les saluant et en levant les bras. Il y a les femmes d’Hervé et Christophe avec leurs enfants, la mienne n’est pas là. Tiens je pourrais l’appeler ? Ah, ben non: j’ai laissé le téléphone dans ma veste dans la voiture… Au moins je ne le perdrai pas. On rattaque le chemin du Rotary. Je discute avec Christian qui retrouve un de ses copains. Je trottine sur l’entame, toujours facile. Mais je n’entends plus Christian ? Il est où ? Je pourrais couper là, mais on va pas commencer à tricher, non mais… Bon je décide de quand même travailler un peu les cuisses. J’alterne marche et course, ça passe plutôt bien dans cette petite monotrace ou j’avais discuté avec Aurél. Il y a 1 ou 2 ans.
Je revois Guillaume un peu plus loin, on ne peut pas le louper avec son T-Shirt orange fluo… J’aime beaucoup ce petit bout, où on peut se remettre à trottiner. A chaque fois que je passe ici j’ai la même pensée : le souvenir d’un ancien en chaussures de route qui me double, facile, lors de mon premier Trail long… Lors d’une discussion avec lui j’apprends qu’il a l’age de mon père : grosse claque, sourire au présent.. Ah ben alors ! Comme dit Bourvil ??? 2 coureurs coupent allègrement les 2 lacets suivants !? Et l’esprit Trail alors ?
Petit bout de plat avant la monotrace de Pierre 3 jambes. Ah M…e! Ils n’ont pas coupé le sapin. Ils auraient pu nous faire passer en dessous ??? Mais non, tel le Steph B, qui est un croisé entre un sanglier et un lièvre on passe dans la verte. Je discute avec un coureur, lui explique les 3 pierres dont les 2 premières se sont écroulés. Au moins par ce nouveau passage je vois celle qui reste sous un nouvel angle. D’ailleurs mon 2ème point de repère est ici. J’ai 5 minutes de décalage avec l’an dernier : «rien aux dents…» et pourtant je suis vraiment bien plus facile. Je rejoins Guillaume. On discute. Je lui dis que mon seul conseil est de rester bien cool au moins jusqu’au 25ème km, car la deuxième partie peut se révéler mortelle.
Je pars tranquillement, toujours bien hydraté, dans toutes les montées, je marche. Je trottine tranquillement, surtout ne pas s’emballer, le coté roulant des chemins qui suivent est très trompeur. Je me répète encore comme un mantra : « cool gars », « cool gars ». D’ailleurs je sors le lecteur mp3, un album vraiment cool : Lana Del Rey… J’adore ce sentier avec ces fougères couchées. Ces arbres couchés qui n’ont pas bougé depuis 4 ans, ce sont mes petits points de repères, un peu comme des membres d’une famille qu’on a pas vu depuis longtemps. On commence à re-desendre. Pas trop vite, je prends le temps d’enjamber le tronc où j’ai fait une si belle chute avec Hervé. Je joue un peu au yoyo avec un coureur depuis Pierre 3 jambes, mais aujourd’hui, je ne me battrais pas avec lui…
J’arrive dans le secteur de Pierre de la Roche. Je continue à m’alimenter et m’hydrater régulièrement. Tout va bien. Je me cale derrière mon prédécesseur et monte tranquillement. Une fois le petit pas d’escalade effectué, je le dépasse et lâche un tout petit peu les jambes dans la descente. Mais je me ressaisi : « cool, vas y cool »…
On arrive au col de Noirmont: mon fan club sera t’il là, ? Non, je marche pour le petit coup de cul et continue mon petit bonhomme de chemin en trottinant, toujours la tête dans la musique.
J’anticipe le petit coup de cul en marchant et en m’alimentant. Ceux qui m’entourent sont à la peine. Je me remets à trottiner sur le bout de plat. Je n’ai pas du varier beaucoup mon rythme depuis le départ. On arrive au pied du Chastel. C’est la montée la plus raide de la course qui s’annonce. Le chemin est en bon état ça passe bien mais il ne faut pas se cramer. J’y vais donc sans forcer et double 3 ou 4 coureurs qui sont visiblement surpris. Je retrouve un homme à la casquette jaune. C’est un copain de l’équipe à Julien (Bruno, Lionel etc…). Je lui explique la prochaine descente, le ravito à venir. J’aime bien ce lieu. Site préhistorique où ont du avoir lieu des cérémonies dédiées au soleil et à la lune. Il serait temps que je me renseigne plus avant sur ce site…
Allez on saute allègrement dré dans le pentu pour attraper les cordes et dévaler la corrue. On se retrouve rapidement sur le chemin : j’aime bien le coté ludique de ces passages. Je bois un coup et me lâche un tout petit peu histoire de changer de rythme avant le ravito. D’ailleurs le voilà : je l’optimise. Sac enlevé et poche à eau ouverte en arrivant, remise en place en partant puis nourriture en marchant. Hop, hop hop. On dirait un routier, je souris de mon attitude… Je fais environ 200 m sur le chemin quand j’entends du bruit dans les fourrés malgré les écouteurs : je les enlève. Un gros cerf, dérangé par le raffut de petits bonhommes multicolores, déboule devant moi. Je suis à l’arrêt pour le regarder traverser, il a encore les bois dans le velours. Vision irréelle : je me retourne pour voir si un autre coureur est présent, histoire de vérifier que je n’ai pas rêvé. Du coup j’enlève la musique et me replonge dans la nature. Ici il y a une douzaine de jours avec Hervé c’était des chevreuils que l’on a vu. Tiens revoilà 2 coureurs. Surtout ne pas tenter d’aller les chercher, surtout du calme. L’an dernier j’ai laissé pas mal de jus dans ce bout facile. Il faut donc replonger dans mes songes, et se calmer. Je reviens donc tranquillement sur mes prédécesseurs. Après avoir doublé le premier, le deuxième, (appelons le sac à dos rouge) va faire de la résistance, et ça va durer un sacré bout de temps (rires). Mais l’heure est aux rafraichissements, voilà le petit cours d’eau qui se déverse dans le chemin. Comme je le connais et que j’ai toujours mon pied gauche ankylosé j’y vais franchement, : pas la peine d’essayer de ne pas se mouiller les pieds ! Évidemment ça surprend au début puis on s’habitue et je trouve ça presque agréable… Le petit ressaut avant la route et… C’est la hola ! Tout le fan club est là, il s’est même agrandit ! Alors je tape dans les mains et fait le cake. C’est quand même bien plus agréable quand on est bien…
Allez je traverse la route et c’est reparti. Dans la courte montée qui nous amène vers le tunnel, « sac à dos rouge » me re-dépasse, en petite foulée. Il m’a l’air bien à l’aise. Pour ma part je suis entrain de gamberger : je vide les chaussures ou pas ? Allez on va faire comme ça. Ça va bien sécher…
Voilà le tunnel sous la voie ferrée, on ressort et je me dis qu’à partir d’ici généralement je prends toujours un coup de moins bien à un moment ou un autre. Cette année ça pourrait bien venir de cette jambe gauche qui n’est pas relâchée complètement… Mais on en est pas là, je me remets à courir, toujours cool, toujours à ma main. Je n’aime pas trop tout ce secteur jusqu’à la croix St Georges. Il y a des parties roulantes et pas assez de points de vue. Mais je dis ça parce que je finasse. Mais à force de cogiter j’avance bon train, toujours serein et réfléchi: mange et bois petit bonhomme ça va le faire « tranquille » (avé l’acceng du sud ouest).
Et je re-depasse sac à dos rouge alors qu’un ancien (au moins 50 ans (rires)) me dépasse. Mais où donc est diable ce dré dans le pentu? Nous voilà derrière St Léonard? Steph l’a oublié? C’est sympa ça… Ah une fan de Trail: elle est montée sur ressorts et n’arrête pas de taper dans les mains: quelle énergie??!!!
Ah ben si le voilà, je reconnais le virage, alors je ralentis et monte en marchant facile, sans se presser. Il y a là une dizaines de coureurs. La plupart découvrent cette cote: ils sont fous? Mais non, le Krupicka local il aime juste ce genre de truc… J’en profite pour tirer sur les cuisses: elles me remercieront bien plus tard…Et voilà le sommet: c’est reparti en petites foulées efficaces et réfléchies: c’est à partir d’ici que l’an dernier j’ai vraiment souffert. On enchaine alors les petits sentiers et les bouts de chemin, les coupes à gibier et les petits ressauts: du vrai Trail jusqu’à la montée de la Bource. Mais bon dieu, c’est pas possible??? Ce maillot bleu? Et pourtant c’est bien lui? Je rattrape Lionel. V Mais qu’est ce que tu fous là bon dieu? Il me répond : « C’est le bonhomme qu’est cuit », « je voulais même abandonner mais j’ai dis que je finissais… » On échange quelques mots, t’inquiètes, ça va revenir, on se reverra plus loin.
Moi je continue mon chemin cahin caha. D’ailleurs un peu caha cette fois : à presque 35 bornes dans les pattes ça se fait quand même ressentir, mais on arrive au Col dAnozel. Là grosse claque: le fan club s’est encore enrichi: femmes et enfants sont également là. Je continue à faire l’asticot: j’en loupe même le bon chemin, merci les bénévoles! Ma puce m’accompagne un tout petit peu et Mario le fis d’Hervé me fait même la conversation: trop top!
Allez cette année on gère jusqu’au ravito et on s’éclate après! Alors on gère et j’arrive avec du jus. Un peu d’eau dans le camel et un gobelet de coca vite avalé… TROP VITE AVALE!!! Ouh là, je repars, trottine et là le moteur s’arrête! Oh non de Zeus! Qué passa? Je retente, et j’entends le camel, non mon ventre qui fait des bruits de conduite??!!! Ouh je connais ces sensations! J’ai vécu les mêmes dans la montée du Grand col Ferret à la CCC… Beurk, je ne suis vraiment pas bien et là je n’ai plus 3 heures pour récupérer. Alors tant pis, je ressors la musique et me fais une raison, je marche et vais finir coooooool…. Quel âne… Mais quel âne je suis. Je sens que je vais rejouer le coup de l’an dernier et perdre un bras dans cette montée: heureusement qu’aujourd’hui je ne joue pas la montre!! Alors invariablement les coureurs reviennent et doublent. Chez moi y a plus personne, je fonctionne au mental. J’entends même Lionel en dessous de moi qui m’appelle : je lui réponds pourtant que je suis  » tranquille… » Il va me rattraper juste en haut de la Roche d’Anozel: on finit ensemble? Je peux pas Lionel, je suis mal, je peux plus avancer. Alors il part: même par défaut je ne le dépasserai pas encore aujourd’hui….(rires)
Tant bien que mal je me remets à trottiner. Je m’arrête pour m’étirer les abdos et mêmes les jambes tant qu’à faire. Et « cahin caha, deci dela », j’arrive à la Roche du Kiosque. J’arrive même à garder Lionel en vue, à espérer le rattraper, mais y a pas je peux pas accélérer. Je tente même de me faire vomir: sans succès: BEURK! Alors je descends en souplesse, correctement mais sans vitesse. Quant soudain au détour d’une épingle, je reconnais un autre T-shirt, avec sa casquette??????? Mais qu’est ce que tu fous là? C’est Alain, douleurs abdominales et crampes. Je lui adresse 2 mots, lui dit qu’on finit ensemble. Mais pas de réponse: il est déjà loin derrière moi, à l’arrêt???? Il doit vraiment être mal. Je m’arrête, le voit trottiner, apparemment il avance encore, je peux repartir, je m’en vais et repasse sous la Roche St Martin. Je suis de nouveau au plus mal, sale goût en bouche, envie de rien, il me faudrait des cachous… La prochaine fois…
Voilà la route, on passe sous l’autoroute et revoilà le bitume. Un salut aux bénévoles et tourne la tête. Lionel est déjà à la passerelle. Allez plus qu’à trotter jusqu’à l’arrivée. Je passe la passerelle à mon tour, re-salue les bénévoles: merci à vous et voilà le parc. Michel C. est là, je lui tape dans la main, mon fan club aussi. Moment génial, Hugo m’accompagne, je suis détendu, les jambes même pas douloureuses. Gros soulagement, je passe la ligne. Steph vient me féliciter rapidement Yann est également là : chouette surprise il a quand même fait le petit. Ouf. Je mets 5h48, pas usé, mais dans un sale état à cause de ce satané coca…Je m’allonge dans l’herbe. Fred vient me voir. J’ai la cuisse qui crampe: elle m’aide à m’étirer. Ça va mieux, petit à petit je reviens à la vie… Petite discussion avec Alexandra: je lui présente ma moitié, que les gens du trail sont extras… J’apprends que Manu P. a fait une très belle course, qui me donne une idée de ce qui était faisable aujourd’hui. Hervé s’en sort super bien. Christophe lui est un peu amer, il n’a pas aimé le parcours. Manu M. lui m’époustoufle, il a fait une course de ouf. Mais la palme revient sans conteste à Julien F. En effet, et et tout simplement, il gagne le grand avec toute sa simplicité et son calme. Bravo champion!
J’apprends un peu plus tard que Michel C. a encore fait un podium en V3: un vrai poumon monté sur pattes ce montagnard!!! Bref, une sacré journée. Évidemment j’en oublie plein d’autres (Julien M, Lionel V, Cyril M, Michel G., Christian D. etc… etc…etc…) Je vais d’ailleurs (après la douche où je passe mon temps à expliquer le prochain parcours du TVL), retrouver pas mal de ces gens à table. Ils sont tous un peu cuits, sans grand appétit. Mais ça ne nous empêchera pas de finir l’après midi autour d’un petit verre de blanc avec nos femmes… D’ailleurs comme ça fait longtemps, que ma chère et tendre trouve ici de gros gros poutous de remerciements pour sa présence, son aide ses encouragements et tout le temps qu’elle passe à me permettre de m’entrainer.
Mais au fait, cette quatrième participation t’en pense quoi ? Ben, de toutes façons, moi je reviendrai, j’aime vraiment ce trail et puis faudra quand même un jour que je m’y prépare spécifiquement?!? Mais en attendant une chose est sure maintenant faut se remettre en route pour Annecy. Et pour ça faut continuer à être sage et surtout à bosser les abdos. Sinon, c’est défaillance gastrique assurée et ça plus question que ça se reproduise!!!
Au fait Papa : t’as rien perdu cette fois ci ??? Ben… J’ai cherché ma veste avec mon téléphone, porte monnaie et licence pendant un bon moment… Christophe en a bien profité pour se moquer de moi… C’est tout simplement Julien qui l’avait embarqué dans son sac… Quand on a pas de tête… On a pas de tête…

  1. #1 by Remes on 9 mai 2012 - 6:49

    Quelle classe!

  2. #2 by admin on 10 mai 2012 - 10:42

    n’en rajoute pas trop… (rires) Merci quand même

  3. #3 by didier dit Sherpa on 10 mai 2012 - 12:55

    Du grand Marc.Faudrait peut être penser à chercher un éditeur,non ?

(ne sera pas publié)