29 janvier 2012 – Rainkopfraid – La Bresse (88)

Le site de l’organisation Les résultats Le parcours: .gpx .pdf .kml
Distance : 13 km Dénivelé positif: 1250 m Dénivelé négatif: 1250m

« le panard intégral… »

Note préliminaire:

Retrouver les photos de la course faites par © Coco 88 en cliquant sur le lien.

Le récit:

Hé bé… Jamais je n’ai été aussi long pour me mettre à taper un récit…
Allez c’est parti…
Samedi : c’est maintenant devenu un rituel, je me rends à la maison de la montagne pour y faire mon inscription pour la Rainkopfraid. Rencontres habituelles et toujours aussi sympa avec les gens du CAF puis arrivée de Yann et sa femme avant le petit briefing et un bon plat de pâtes, accompagné d’un bon verre de rouge pour bien dormir….
Dimanche matin, je me lève donc bien détendu et nous partons tranquille vers La Bresse avec Yann. Cette année, il manque un peu de neige, nous allons donc partir skis sur la sac. Il neigeote, il y a toujours plus de monde sur cette course :le ski de rando est également en plein boum… Nous passons à notre tour au contrôle des arvas et nous plaçons en milieu de peloton. Ça y est c’est parti. Les premiers sont toujours aussi fort. On « trottinotte » avec Yann avant de marcher rapidement, pour arriver au niveau du chemin du grand Artimont. Je détache rapidement les skis du sac et chausse mes skis. Je demande à Yann s’il est prêt : je sais qu’il a encore un peu de mal avec son niveau matériel qu’il n’a testé qu’une seule fois. J’entends alors un double « clac » venant de ses skis : je lui dis « t’as pas fait ça », et il s’aperçoit qu’il avait oublié de tourner les butées arrières de ses fixations… Je souris… Mais il galère pour tout remettre d’aplomb… Calme toi Yann, calme toi… On perd 2 3 minutes mais ce n’est vraiment pas grave… Ça y est on est parti. Bon nous sommes évidemment dans les derniers, mais on est pas là pour la gagne c’est donc sans importance… Je mets donc le moteur en route et revient assez rapidement sur quelques équipes. Yann suit mais je ne le sens pas impérial. Et lui demande alors si ça va : « on est parti trop vite »… Je lui demande de passer devant pour imprimer le rythme. Nous arriverons ainsi à la route des crêtes à un bon pas mais toujours assez frais : heureusement car le tuyau d’eau de Yann est déjà gelé. J’en profite pour sourire aux bénévoles et même à faire la bise à « Nadou »…
On traverse la route des crêtes et montons vers le sommet du Rainkopf. J’ai un peu trop chaud malgré le froid, mais bon ça va le faire. Arrivés au sommet, le dépeautage se fait rapidement, Yann est dans le rythme, je lui propose à boire mais… rien ne sort, j’ai oublié de re-souffler l’eau dans le camel, décidément aujourd’hui « le grand à la poisse ». Allez c’est parti pour la première descente jusqu’à Pferrey. Le haut du couloir est vraiment béton alors j’y vais cool. J’en profite pour doubler les 2 « 118-218 » et prend mon temps à l’arrivée des 2 petites bosses : je n’ai pas envie de recommencer mon arrivée en vol plané d’il y a 2 ans… On s’arrête pour remettre les peaux. Pascal est là avec son coéquipier, il a l’air « pas mal dans les tours ». Yann rale : il a perdu une rondelle de bâton, je n’y crois pas, aujourd’hui il accumule (rires…). On repart assez tranquille, on peut oublier toute notion de temps et se consacrer sur le plaisir. Je suis bien, je peux même me concentrer à faire de belles conversions en regardant la paysage… Revoilà le sommet. Je dis au bénévole d’encourager les derniers coureurs à emprunter le couloir vers le centre : la neige y est meilleure. Dépeautage rapide et nous voilà parti vers le vallon de la Thur. Michel m’y a fait découvrir une descente il y a peu, elle est vraiment sympa bien qu’un peu râpée aujourd’hui par le passage des skieurs. Voilà la route, un salut à Patrick et j’enchaine vers la clairière. Le « 118 » a perdu une peau, je la ramasse : pas si simple de skier avec une main prise. Voilà déjà l’air de re-peautage. Je fais vite et en profite pour boire directement au Camel. La montée est courte mais un peu technique, j’aime ce joli passage dans les bois, même si j’ai une peau qui se décolle un peu : ça ira bien jusqu’à la route qui d’ailleurs arrive rapidement.
On a plus qu’à tirer jusqu’au parking sous le Rainkopf pour re-peauter. Là re-galère pour Yann qui a des difficultés à rechausser. Je l’encourage fermement à se calmer, prendre son temps ça va le faire bien… On reprend le passage vers « la corrue » avant de bifurquer aux alentours du point de vue pour une jolie petite descente en direction du lac de Blanchemer. Je suis à l’aise et ne me pose pas de question : j’ai tracé cette partie avec Regis et coco. On arrive rapidement à la route, les sensations sont plutôt bonnes. On re-peaute, je tchatche toujours un peu et c’est reparti pour un petit bout rapide jusqu’au pied du couloir de Blanchemer. Cette année, c’est crampons obligatoires. J’attache mes skis, Philippe qui est là me resserre une attache que j’ai oubliée et c’est parti. C’est une partie que j’aime vraiment, j’en profite pour bien tirer sur les jambes pour ne pas qu’elles tétanisent. Voilà la route, je salue Jean et Yves et en repartant je pense à Michel qui a fait un superbe salto ici la semaine dernière : sourires… Allez encore un petit effort et voilà la fin du couloir. Allez Yann pense à manger, y reste plus qu’une montée. La descente se fait sympa jusqu’au lac de Blanchemer où Denis est présent comme à son habitude. Je lui annonce qu’il ne doit plus rester beaucoup d’équipes derrière, surtout que la barrière horaire se rapproche dangereusement… On repart donc dans quelques conversions. J’ai un ski qui ne tient pas bien, je pense que les peaux que je viens de mettre sont franchement usées. Allez en restant à plat ca va tenir… « Regarde Yann, tu le connais ce chemin tu l’as fait au Rainkopf Trail et à la Vallée des lacs… » On sort de la foret, voilà Firsmiss. A chaque fois que je suis ici je ne peux pas m’empêcher de me dire que c’est l’endroit que j’aime le moins quand c’est la course des crêtes vosgiennes alors que c’est un de me préférées pour la Vallée des Lacs ?????? A n’y rien comprendre… Enfin faut dire que sur le Trail à partir d’ici on va chercher le sentier des névés, alors qu’aux crêtes je sais que je vais en baver jusqu’au Hohneck…
Bon revenons à nos moutons ou plutôt à notre neige… Je rattrape donc un coureur et on échange 2 3 mots en attendant nos coéquipiers respectifs. Ici l’an dernier Yann était en pleine fringale, pas bien fringuant, là il a l’air nettement mieux…
Voilà donc le point haut, ce « point coté 1280 » : faudra quand même lui trouver un nom un jour, avis aux amateurs… Dernier dépeautage et jolie descente. Cette année pas de gamelle, pas d’arrêt express, tout roule tranquille, route de Blanchemer et voilà déjà le chemin du grand Artimont. On déchausse et pour le fun je pars en petites foulées… Et m’étale de tout mon long… Ouf plus de peur que de mal, juste un peu de vernis parti au niveau des hanches… Alors on finit tranquille. L’arrivée est là. Il y a encore 3 4 équipes qui boivent un thé que j’apprécie également. Pascal est arrivé il n’y a pas trop longtemps. Je suis bien content. Je sens qu’on a fait un bel effort, mais je sens que la forme est là ; sensations plutôt agréables… Allez on se change et on se dirige vers la salle du foot à La Bresse. Cette année on va casser la croute au chaud. Bonne idée. La salle est un peu petite mais l’ambiance toujours aussi sympa et l’organisation vraiment au top. Le casse croute est super et l’état d’esprit génial. On prend le temps de discuter avec Yann S., notamment de skis de fond et évidemment de… Trail. C’est d’ailleurs l’occasion de rencontrer Jean Pierrre finisher de l’UTMB qui m’a mis une valise aux derniers Marcaires (25 minutes en 25 kilomètres…). Nous ne nous attardons pas et partons retrouver nos chères moitiés. Mais au fait pas de Jean Baptiste en vue ??? J’irais le voir dans la semaine pour savoir ce qu’il a fait. En tout cas c’est sur : on reviendra l’an prochain.
Ben et le bénévoles alors ??? hein quoi ??? Ah oui, ils ont été comme d’habitude « Au top » avec une organisation aux petits oignons : tout est tellement fluide et sympa que tout paraît naturel alors on en oublierait presque de les remercier… Mais de tout cœur encore un grand merci à vous mesdames et messieurs….

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